L’accouchement : le départ pour la maternité (1ère partie)
Sommaire :
Table des matières
A partir de quand peut-on accoucher ?
On va souvent vous parler d’«être à terme» lors de vos visites à la maternité, avec votre gynécologue ou la sage-femme qui vous suit. Pour que les choses soient claires, vous le savez sans doute, le « terme » est la date prévue de l’accouchement (DPA sur votre dossier). Ce n’est bien sur pas une date exacte, c’est plutôt une évaluation de la date de fin de grossesse. A partir de cette date d’ailleurs, la surveillance sera intensifiée. En France, on considère un enfant né « à terme » s’il est né à partir du début du 9ème mois soit 37 SA (semaines d’aménorrhée). A ce moment-là, le bébé est capable de se réchauffer et de se nourrir efficacement sans aide. S’il arrive avant, il sera considéré prématuré.
Même si la plupart des accouchements ont lieu après 39 SA[1], il faut garder en tête que votre accouchement peut se déclarer n’importe quand à partir de 37 SA. C’est pour cette raison qu’il est conseillé d’avoir votre valise de maternité prête. Petit conseil : prenez la avec vous si vous devez vous déplacer plus d’une journée hors de votre domicile !
Les signes avant-coureurs : une légende ?
Dans la plupart des cas, un premier accouchement est long, voire potentiellement très long. Entre les premières contractions que vous ressentirez et la naissance de votre enfant, il pourra s’écouler entre 24 et 48h.
Et ces fameux signes ? Dans les jours précédents l’accouchement, certaines femmes vont ressentir un peu plus de contractions, se sentir un peu plus fatiguées. A l’inverse, d’autres vont avoir un regain d’énergie et tout ranger dans la maison (on appelle cela « faire le nid »). Enfin, il peut aussi ne rien se passer de particulier.
Le bouchon muqueux, qu’est-ce que c’est ?
Dans les dernières semaines de grossesse, certaines futures mamans vont perdre ce que l’on appelle le bouchon muqueux. Il s’agit d’un amas de glaires, pouvant contenir un peu de sang, qui bouche le col pendant la grossesse afin d’éviter que des bactéries remontent jusqu’à la poche des eaux et ne l’abîment. En fin de grossesse, le col commençant à se ramollir et à s’ouvrir légèrement, ces glaires vont s’évacuer. Perdre le bouchon muqueux n’est pas le signe d’un accouchement imminent comme on peut l’entendre quelques fois. C’est quelque chose de normal en fin de grossesse et qui ne nécessite pas de consultation, ce n’est pas non plus systématique (cela va concerner environ 1 femme sur 2).
Les contractions de fin de grossesse de celles de l’accouchement : comment savoir les différencier ?
Vous avez sans doute déjà eu des contractions au cours de la grossesse, mais peut être sans les identifier comme telles. Les contractions les plus fréquemment ressenties pendant la grossesse sont les contractions de Braxton-Hicks : ce sont des contractions le plus souvent non douloureuses qui arrivent au cours du 9ème mois de grossesse. Aussi appelées contractions de fin de grossesse, elles ne permettent pas l’ouverture du col.
Lorsque l’utérus se contracte, ses parois vont devenir dures. Lorsque vous touchez la surface de votre ventre, il est entièrement contracté : vos doigts ne peuvent pas s’enfoncer légèrement comme cela est possible habituellement. Vous pouvez ressentir comme des douleurs de règles ou des douleurs dans le dos, qui vont et qui viennent en fonction des efforts que vous faites.
A la différence des contractions de fin de grossesse qui sont rarement ou peu douloureuses, vous ne pourrez pas rater vos contractions de travail. Elles ressemblent, à la palpation, aux contractions de fin de grossesse mais sont plus fortes et surtout, elles sont plus douloureuses. Elles commencent souvent progressivement, d’abord relativement espacées, pas forcément douloureuses et sont d’une durée variable. Progressivement un rythme va commencer à s’installer, les contractions vont devenir plus fortes, plus rapprochées et plus longues. Et cela va continuer, jusqu’à se rapprocher toutes les 3 minutes, et surtout jusqu’à ce que vous ne puissiez plus parler pendant les contractions. A ce stade-là, il est probable que le travail ait débuté.
Si c’est votre premier accouchement, que la grossesse ne présente pas de pathologie, que vous êtes au-dessus des 37 SA, que la maternité se situe à moins de 20-30 minutes de votre domicile et que vous vous sentez bien, vous pouvez patienter à la maison en attendant que les contractions se rapprochent toutes les 5 minutes et deviennent bien douloureuses. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter la maternité où vous êtes suivie, des sages-femmes sont disponibles 7j/7 et 24h/24 pour vous indiquer si c’est le moment de venir. Si les contractions sont très fortes et que vous sentez que c’est le moment de partir pour la maternité, allez-y ! Et surtout, même si vous avez été vue là-bas il y a moins d’une heure, l’instinct se trompe rarement dans ces moments-là, retournez à la maternité !
Pour mieux supporter les contractions, favoriser l’ouverture et le raccourcissement du col, n’hésitez pas à bouger, à marcher, à vous mettre dans la position que vous souhaitez grâce par exemple à un ballon. Vous pouvez aussi prendre une douche ou un bain. Ne vous forcez pas à rester allongée car c’est la position dans laquelle les contractions seront ressenties le plus fortement. La bonne position est souvent celle que vous avez envie de prendre spontanément.
La perte des eaux : que faire ?
Le processus de l’accouchement ou « travail » peut dans certains cas commencer par la « perte des eaux ». A ce moment-là, la poche contenant votre bébé et le liquide amniotique va se rompre. C’est dans cette bulle stérile que le bébé se développe pendant toute la grossesse, à l’abri des bactéries. Une fois que la poche est rompue, votre enfant n’est plus à l’abri et l’accouchement doit donc se faire dans les jours qui suivent.
Le liquide amniotique est un liquide incolore et inodore. Il peut dans certains cas être « teinté » par les selles de votre enfant lui donnant alors une couleur allant du jaune citrin au vert foncé. En cas de rupture de la poche des eaux, et peu importe la quantité de liquide perdu, il vous faudra alors vous rendre à la maternité. En fonction du protocole de la maternité où vous accouchez, de la couleur du liquide, du contexte de la grossesse et de la distance entre votre domicile et la maternité, la personne qui vous suivra vous donnera les délais à respecter pour vous y rendre (de 1h à 12h).
Toutes les femmes ne perdent pas les eaux pendant le travail. Dans certains cas, c’est la sage-femme qui percera la poche des eaux artificiellement pour accélérer le travail. L’accouchement peut aussi se dérouler avec la poche intacte jusqu’à la poussée, voire jusqu’à la sortie du bébé (on appelle cela naitre « coiffé »).
Comment savoir si on a perdu les eaux ?
Lorsque la poche des eaux se perce franchement, il y a peu de place au doute : vous perdez une grande quantité de liquide et vous vous retrouvez trempée. De plus le liquide va continuer à couler tout au long du travail, notamment lorsque vous ou le bébé bougez.
La fissuration de la poche des eaux peut être, elle, plus difficile à détecter. Il y a juste une toute petite ouverture de la poche, de laquelle ne vont s’écouler que quelques gouttes de liquide. Au niveau du ressenti, vous pouvez avoir l’impression d’être plus « mouillée » que d’habitude. En cas de doute, passez aux toilettes (afin de vider la vessie et d’exclure de possibles fuites urinaires), mettez un sous-vêtement sec, une protection sèche ou un peu de papier et regardez ce qu’il se passe sur les 2 heures suivantes. Si vous vous retrouvez mouillée à nouveau, avec des pertes comme de l’eau (sans texture ni épaisseur), considérez que la poche des eaux est sans doute fissurée. Même si vous avez un doute, rendez vous à la maternité où un test sera effectué pour affirmer ou non la fissuration de la poche des eaux.
Si la poche des eaux est bel et bien fissurée, il faudra alors attendre (à la maternité) que le travail se mette en route.
Gardez en tête qu’à partir du moment où vous perdez les eaux, vous ne ressortirez de la maternité qu’une fois votre enfant né.
Être « en travail » : de quoi parle-t-on ?
Lorsque vous consultez en maternité pour des contractions, la sage-femme doit déterminer si vous êtes ou non « en travail ». Le travail est un terme désignant le processus de l’accouchement, de l’ouverture du col à la naissance de l’enfant. Ce diagnostic de mise en travail va influencer le fait que vous restiez ou non à la maternité, la surveillance médicale et la possibilité de vous installer en salle d’accouchement afin notamment de bénéficier d’une péridurale si c’est votre choix.
On considère qu’une femme est « en travail » lorsqu’elle a 2 à 3 contractions par 10 minutes, qui reviennent à intervalle régulier (toutes les 3 à 5 minutes), douloureuses (qui l’empêche de parler), et que son col se modifie (il se raccourcit puis s’ouvre).
La notion de travail et de mise en travail va aussi influer sur la surveillance apportée à la mère et à l’enfant. Elle sera plus rapprochée une fois la mère en travail.
Il est communément admis de parler de « travail » à partir d’un col ouvert à 3 ou 5 cm (en fonction des maternité) et complètement raccourci, lorsqu’il s’agit d’un premier enfant (pour les suivants, l’ouverture et le raccourcissement se font en même temps). Avant ça, les sages-femmes parlent de pré-travail. Le pré-travail ne se fait pas forcement à la maternité mais peut aussi se faire à votre domicile.
A travers toutes ces étapes que vous allez traverser, retenez qu’il est important de ne pas paniquer et surtout de vous faire confiance, vous seules ressentez exactement ce qu’il se passe. Nombreuses sont les histoires qui confirment qu’une future maman sait !
NB : Toutes les réponses apportées dans cet article ne sont données qu’à titre indicatif. Des variations peuvent s’appliquer en fonction du déroulement de votre grossesse et du lieu où vous accouchez. Afin de préparer au mieux votre accouchement, de vous rassurez et de répondre à toutes les questions que vous pouvez vous posez sur ce sujet, nous vous conseillons de suivre des cours de préparation à l’accouchement. Dispensés par une sage-femme libérale ou au sein de votre maternité, elles sont prises en charge à 100% par la sécurité sociale. Ces séances vous permettront d’y voir plus clair et d’en savoir plus sur le protocole et les possibilités d’accompagnement proposés par votre lieu d’accouchement.
[1] Enquête nationale périnatale, Rapport 2016, Rapport rédigé par l’INSERM et la DREES.
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