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Le refus d’aller se coucher – enfants 4 à 5 ans

En résumé : 

  • Le refus d’aller se coucher chez l’enfant de 4-5 ans est souvent lié à un besoin d’attention et à la difficulté d’accepter la séparation du soir.
  • Entre 3 et 5 ans, la période du complexe d’Œdipe peut aussi expliquer un refus d’aller se coucher lié aux interrogations de l’enfant sur la place de chacun dans la famille.
  • Consacrer un moment privilégié, sans écran, à l’enfant avant le coucher peut aider à réduire le refus d’aller se coucher.
  • Identifier un événement récent ayant pu perturber l’enfant permet de mieux comprendre l’origine du refus d’aller se coucher.

Votre enfant refuse d’aller se coucher, préfèrerait continuer à jouer, court dans une autre pièce quand vous lui demandez de se mettre dans son lit, réclame de rester avec vous, ressort de son lit au bout de 5 minutes en vous demandant de l’eau, de faire pipi, ou encore un médicament car il a mal à tel ou tel endroit… ? Comment gérer cette situation commune à de nombreuses familles ?

Sommaire :

Table des matières

Pourquoi ce refus d’aller au lit ?

Sa principale cause est le besoin d’attention. Souvent, et c’est tout naturel, adultes comme enfants rentrent à la maison avec une journée fatigante derrière eux, et les tâches quotidiennes restent à accomplir pour la 2ème partie de la journée. Nous sommes pris par le timing du train-train quotidien pour tout boucler à temps et arrive l’heure du coucher, qui représente pour l’enfant un moment de séparation avec ses parents. Or, aurez-vous passé suffisamment de temps avec votre enfant pour qu’il puisse vraiment profiter de votre présence sans interférence ?

Entre 3 et 5 ans, on entrera dans la période du complexe d’Œdipe : il se peut donc aussi que votre enfant refuse d’aller se coucher car il s’interroge sur la sexualité, réalise que ses parents sont tous les deux ensemble alors que lui se retrouve tout seul dans son lit, et exprime par-là une certaine jalousie envers le parent du même sexe.

Il convient enfin de s’interroger sur des changements récents, ou un épisode survenu au cours de la journée, qui pourraient venir perturber votre enfant.

Comment accompagner votre enfant pour faciliter le coucher ?

Interrogez-vous sur votre quotidien ! Arrivez-vous, objectivement, à passer du temps de qualité avec votre enfant en rentrant à la maison le soir ? En vous dédiant totalement à lui et en coupant tout ce qui pourrait parasiter vos échanges parent-enfant (téléphone, écrans, etc.) ? Nous vous invitons, si cela vous est possible, à lui consacrer un petit moment privilégié, seul-à-seul, dans la soirée, même s’il n’est que de courte durée ! Vous prendrez ainsi le soin de jouer avec lui, de vous intéresser à sa journée : ce qu’il a appris, ce qu’il a mangé, ce qui lui a plu ou encore ce qui a pu le rendre triste. En pratiquant une écoute active à son égard, vous saurez ainsi le féliciter, partager sa joie, ou le réconforter si nécessaire.

Déjà évoqué dans un article précédent, la mise en place d’un rituel du soir peut également s’avérer d’une grande aide pour préparer votre enfant à la séparation du coucher. Vous pouvez même afficher dans sa chambre un tableau des routines quotidiennes, en l’impliquant dans sa mise en place ou sa gestion, pour favoriser son autonomie (petite coche à faire / magnet à déplacer dès que l’action est réalisée par exemple) : se mettre en pyjama, se brosser les dents, lire une histoire…

Ce rituel se terminera de préférence par un moment câlin : vous doperez ainsi chez votre enfant la production d’ocytocine, une hormone qui favorise le sentiment de satisfaction, et réduit l’anxiété et le stress.

Enfin, si vous sentez que le complexe d’Œdipe le perturbe : choisissez des moments détendus pour lui expliquer tranquillement qu’il est tout à fait naturel que son papa et sa maman aient un moment ensemble le soir sans lui, que vous vous occupez de telle ou telle chose pendant ce temps, avant d’aller vous-même vous mettre au lit pour vous reposer jusqu’au lendemain matin. Tout comme lui !

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FAQ

Comment un câlin en fin de rituel du coucher aide-t-il l'enfant ?

Il favorise la production d’ocytocine, une hormone qui augmente le sentiment de satisfaction et réduit l’anxiété et le stress. Ce moment simple clôt idéalement le rituel du soir avant la séparation liée à l’endormissement.

Un tableau de routines peut-il aider l'enfant à se coucher ?

Oui, un tableau affiché dans sa chambre avec des coches ou magnets à déplacer favorise son autonomie face aux étapes du coucher. Se mettre en pyjama, se brosser les dents ou lire une histoire deviennent alors des repères visuels qu’il peut suivre lui-même.

Faut-il couper les écrans pendant le moment privilégié avant le coucher ?

Oui, il est conseillé de couper tout ce qui pourrait parasiter les échanges parent-enfant, y compris le téléphone. Ce moment de qualité, même court, permet à l’enfant de profiter pleinement de la présence de son parent avant la séparation du soir.

Comment aborder le complexe d'Œdipe avec un enfant perturbé par ce sujet ?

En choisissant des moments détendus pour lui expliquer tranquillement que ses parents s’aiment, sans dramatiser la situation. Cette étape, fréquente entre 3 et 5 ans, peut en effet se traduire par une certaine jalousie envers le parent du même sexe.

Que faire concrètement pendant le moment privilégié du soir ?

S’intéresser à sa journée, ce qu’il a appris, mangé, aimé ou ce qui l’a rendu triste, en pratiquant une écoute active. Cette attention permet ensuite de féliciter, de partager sa joie ou de le réconforter selon ce qu’il a vécu.